Figures du retraducteur

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« Alors que les originaux restent éternellement jeunes […], les traductions, elles, “vieillissent”»[1]. Cette idée, très répandue, justifierait les entreprises de retraduction, expliquerait que, régulièrement, les textes fassent peau neuve. Néanmoins, nombre d’autres facteurs entrent dans l’équation : aux facteurs textuels s’ajoutent notamment les considérations plus commerciales des stratégies éditoriales. En outre, le rôle des agents individuels (auteurs, traducteurs ou éditeurs, entre autres) est crucial dans le phénomène de la retraduction.

Cette journée d’étude entend mettre en lumière une série de « Figures du retraducteur ». Alors que le traductologue Yves Gambier traitera la question de la retraduction de textes non littéraires, Albert Bensoussan et Josée Kamoun évoqueront leur travail de (re)traducteurs littéraires et se concentreront, respectivement, sur les cas des retraductions de Conversación en La Catedral, de Mario Vargas Llosa, et de 1984, de George Orwell. L’écrivaine Marie Darrieussecq, qui a retraduit Ovide, Virginia Woolf, puis James Baldwin, parlera des liens qu’entretiennent, dans sa pratique personnelle, écriture et traduction. Vivien Féasson se penchera sur les raisons qui poussent à retraduire des œuvres de fantasy telles que La Roue du Temps ou Le Seigneur des Anneaux. Enfin, Patricia Willson et Justine Houyaux s’interrogeront sur la tâche du retraducteur quand texte et image se conjuguent dans des retraductions illustrées.

[1] Berman, Antoine, 1990 : « La retraduction comme espace de la traduction », Palimpsestes, 4, 1.

 

Capture d’écran 2019-10-07 à 09.20.09

 

Entrée libre, mais inscription obligatoire, via le formulaire suivant:

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeUYSnsVOmrpKqWLfrA2JZeAf6SKteSVQcAUYUtNHDkXzfqaQ/viewform?usp=sf_link

La journée d'étude aura lieu au 18, rue de Pitteurs, dans la salle A2/7-8.

Pour tout renseignement complémentaire, n'hésitez pas à écrire à cirti@uliege.be